Que certifie chaque cachet ? Pourquoi une autre formalité peut-elle encore être nécessaire ?
Lorsque vous utilisez un document thaïlandais en France ou un document français en Thaïlande, vous pouvez vous retrouver avec plusieurs cachets, signatures, numéros de certification et mentions « Légalisation » sur un même dossier.
Une question revient souvent :
« Mon document porte déjà un cachet. Cela signifie-t-il qu’il est entièrement légalisé et prêt à être utilisé ? »
Pas nécessairement.
Il faut d’abord identifier l’autorité qui a effectué la formalité et ce qui est réellement certifié.
En effet, les termes « certification » et « légalisation » peuvent concerner différents éléments : la signature figurant sur un document, la qualité du signataire, le sceau d’une autorité ou encore une formalité portant sur la traduction.
Voici 5 exemples que l’on rencontre dans les dossiers entre la Thaïlande et la France. 👇
1. Certification du ministère thaïlandais des Affaires étrangères 🇹🇭
Sur le premier exemple, on peut notamment lire :
« Certified Genuine Signature(s) of… »
ainsi que :
« Ministry of Foreign Affairs of Thailand »
Le terme Certified Genuine Signature(s) est important : il indique que la certification porte notamment sur l’authenticité de la ou des signatures concernées.
Dans quels dossiers peut-on la rencontrer ?
Ce type de certification peut apparaître lorsqu’un document officiel thaïlandais passe par les formalités de légalisation du Département des affaires consulaires du ministère thaïlandais des Affaires étrangères avant son utilisation à l’étranger.
Il peut s’agir, par exemple, de :
- actes de naissance ;
- actes de mariage ;
- documents relatifs au divorce ;
- certificats de célibat ;
- documents d’état civil ;
- autres documents administratifs thaïlandais.
Attention à une confusion fréquente
La présence de cette certification ne signifie pas que le document a déjà été traduit.
Elle ne signifie pas non plus automatiquement que toutes les formalités nécessaires pour son utilisation en France sont terminées.
Il faut la considérer comme une étape dans le parcours du document. La traduction et, selon la démarche, d’autres formalités peuvent encore être nécessaires.
2. Cachet de l’Ambassade Royale de Thaïlande à Paris sur une traduction en thaï 🇹🇭🇫🇷
Le deuxième exemple provient de l’Ambassade Royale de Thaïlande à Paris.
La particularité de cet exemple est que le cachet apparaît sur la partie correspondant à la traduction en langue thaïlandaise.
C’est un bon exemple pour comprendre une règle importante :
Il ne suffit pas d’identifier l’autorité grâce au cachet. Il faut également regarder sur quelle partie du dossier le cachet a été apposé.
Dans quel parcours peut-on le rencontrer ?
On peut notamment rencontrer ce type de formalité lors de la préparation d’un document français destiné à être utilisé en Thaïlande.
Après la préparation du document français et sa traduction en thaï, une formalité auprès de l’Ambassade Royale de Thaïlande à Paris peut intervenir selon le type de document et la procédure concernée.
Dans le parcours France → Thaïlande utilisé dans le guide de Midithai, une étape de légalisation auprès de l’Ambassade Royale de Thaïlande à Paris intervient également après la traduction.
Ce qu’il faut retenir
Évitez de conclure simplement :
« Il y a le cachet de l’Ambassade de Thaïlande, donc l’Ambassade a certifié l’intégralité du dossier. »
Il faut examiner l’emplacement du cachet et le texte de la certification pour comprendre précisément ce qui a fait l’objet de la formalité.
3. Cachet de l’Ambassade Royale de Thaïlande à Paris sur un document en français 🇫🇷➡️🇹🇭
Le troisième exemple provient lui aussi de l’Ambassade Royale de Thaïlande à Paris, mais il apparaît cette fois sur une autre partie du dossier.
On peut notamment lire :
« Certified genuine signature of… »
Cette formulation indique que la certification concerne la signature de la personne mentionnée.
Cet exemple permet donc de comprendre quelque chose d’essentiel :
Une même ambassade peut intervenir sur différents éléments d’un dossier
Il ne faut donc pas voir un cachet de l’Ambassade de Thaïlande et conclure automatiquement :
« C’est une certification de la traduction. »
Selon le document et l’emplacement du cachet, la formalité peut concerner une signature, le document lui-même ou une autre partie du dossier.
Comment vérifier ?
Regardez au minimum trois éléments :
1. Sur quel document le cachet est-il apposé ?
Sur le document français ? Sur la traduction thaïlandaise ? Sur une page de légalisation ?
2. Que dit exactement la mention ?
Par exemple : Certified genuine signature of…
3. Quelle signature est concernée ?
Le nom et la qualité de la personne mentionnée permettent de mieux comprendre ce qui est certifié.
Il est donc préférable de lire le contenu de la certification plutôt que de se fier uniquement au logo ou au cachet circulaire de l’autorité.
4. Cachet « LÉGALISATION » de l’Ambassade de France à Bangkok 🇫🇷🇹🇭
Le quatrième exemple est particulièrement intéressant car le cachet explique lui-même ce que signifie la légalisation.
Le texte précise notamment qu’elle consiste à vérifier :
- la véracité de la signature ;
- la qualité en laquelle le signataire de l’acte a agi ;
- et, le cas échéant, l’identité du sceau ou du timbre dont l’acte est revêtu.
La légalisation ne signifie donc pas que l’autorité confirme tout le contenu du document
C’est une distinction importante.
En thaï, le terme รับรองเอกสาร est souvent utilisé de manière très générale. Il peut alors donner l’impression que l’autorité qui appose son cachet confirme que tout ce qui est écrit dans le document est exact.
Or, comme le montre directement cet exemple, la portée de la légalisation est plus précise.
Elle concerne notamment la signature, la qualité du signataire et, le cas échéant, le sceau ou le timbre.
Dans quel contexte peut-on rencontrer ce cachet ?
Cet exemple correspond à une formalité française effectuée en Thaïlande et peut être rencontré dans certains parcours concernant des documents thaïlandais destinés à être utilisés en France.
Si une administration vous demande une légalisation, il est donc important de vérifier quel document doit être légalisé et auprès de quelle autorité.
5. Document de LÉGALISATION délivré du côté français 🇫🇷➡️🇹🇭
Le cinquième exemple est un document de LÉGALISATION établi en France pour un document destiné à la Thaïlande.
Il permet de voir très clairement les différentes informations pouvant apparaître dans une légalisation.
On peut notamment y lire :
Pays : France
et
Destination de l’acte : Thaïlande
Le document comporte également des rubriques permettant d’identifier :
- la personne ayant signé l’acte ;
- la qualité dans laquelle cette personne a agi ;
- le sceau ou timbre figurant sur l’acte ;
- le lieu de la légalisation ;
- la date ;
- l’autorité ou la personne ayant effectué la formalité ;
- le numéro de légalisation ;
- le sceau et la signature.
Dans l’exemple présenté, le document mentionne également le Conseil interrégional des Cours d’appel de Metz et de Colmar.
Pourquoi cet exemple est-il intéressant ?
Parce qu’il montre très bien la logique d’une légalisation.
Il ne s’agit pas simplement d’ajouter le mot « LÉGALISATION » sur un document.
La formalité permet notamment d’établir une chaîne entre :
le signataire → sa qualité → le sceau ou timbre concerné → l’autorité qui effectue la légalisation.
Dans le parcours France → Thaïlande décrit dans le guide utilisé par Midithai, le document français passe également par une étape de légalisation avant sa traduction.
Il peut ensuite entrer dans les étapes de traduction français → thaï, puis dans les formalités nécessaires avant son utilisation en Thaïlande.
Certification d’un document et certification d’une traduction : quelle différence ? 🤔
C’est probablement le point le plus important à retenir.
📄 Légalisation / certification du document
Elle concerne le document source et peut porter, selon la formalité, sur la signature, la qualité du signataire ou le sceau/timbre figurant sur le document.
🌐 Certification de la traduction
Elle concerne la traduction réalisée à partir du document source.
Les deux notions ne doivent donc pas être confondues.
Document légalisé ≠ traduction automatiquement certifiée
Et inversement :
Traduction certifiée ≠ document original ayant automatiquement accompli toutes les formalités de légalisation nécessaires
Il faut examiner séparément le document original et sa traduction.
Comment lire un cachet de légalisation ? 🔍
Lorsque vous recevez un document comportant un ou plusieurs cachets, ne vous demandez pas seulement :
« Est-ce qu’il y a un cachet ? »
Posez-vous plutôt ces cinq questions :
① Quelle autorité a effectué la certification ou la légalisation ?
Ministère des Affaires étrangères ? Ambassade ? Autorité française ?
② Sur quelle partie du dossier le cachet apparaît-il ?
Document original ? Page de légalisation ? Traduction ?
③ Que dit exactement la mention ?
Certified Genuine Signature, Légalisation ou une autre formule ?
④ Quelle signature est certifiée ?
Regardez le nom et la qualité de la personne concernée.
⑤ Quelle est l’étape suivante ?
Le document est-il destiné à la France ou à la Thaïlande ? L’administration destinataire exige-t-elle encore une autre formalité ?
Midithai peut vous aider à vérifier votre dossier 🇹🇭🤝🇫🇷
Vous avez un document devant vous mais vous ne savez pas :
À quoi correspond ce cachet ?
Le document a-t-il déjà été légalisé ?
Faut-il légaliser avant ou après la traduction ?
Quelle est l’étape suivante ?
Vous pouvez transmettre à Midithai un scan complet et lisible de toutes les pages, y compris les pages comportant les cachets et certifications, en précisant l’administration auprès de laquelle le document sera utilisé.
Nous pourrons ainsi effectuer une première vérification à partir des éléments transmis et de notre expérience.
📧 contact@midithai.com
🌐 www.midithai.com
Les exemples présentés dans cet article permettent d’illustrer différents cachets et formalités que l’on peut rencontrer dans les dossiers entre la Thaïlande et la France. La présence d’un cachet similaire ne signifie pas que tous les documents doivent suivre exactement le même parcours. Les formalités dépendent notamment du type de document, de son pays d’origine, de sa destination et des exigences de l’autorité auprès de laquelle il sera présenté.